Passe-Droit Allemagne
Janvier - Février 2009
SOMMAIRE
>>ACTUALITE
JURIDIQUE
DROIT
FISCAL
La Commission européenne propose un
projet d’allégement des petites entreprises
DROIT DES SOCIETES
Obligations de publicité :
Respectez les délais !
DROIT DES AFFAIRES
Le droit allemand en version
anglaise
Taux d’intérêts
moratoires depuis le 1er janvier 2009
DROIT DE LA CONCURRENCE
Des produits avec le marquage
« Germany » doivent être produits en Allemagne
DROIT DU TRAVAIL
Chômage partiel
Clause de dédit formation :
attention à la durée de l’engagement qui lie le
salarié à l’entreprise
>>INFORMATIONS SUR LE MARCHE ALLEMAND
Berlin se donne le temps de la
réflexion concernant le sauvetage d'Opel
20
ans après la chute du Mur, les produits est-allemands sont
à nouveau
en vogue
Les consommateurs allemands gardent le
moral malgré la crise
Les
Allemands perplexes face à la crise
Le
déclin des grands magasins, la
fin d'une époque
Hambourg
désignée Capitale verte de l'Europe pour 2011
Entré
dans les mœurs alimentaires, le bio conquiert le secteur de la
mode
Berlin
ouvre la possibilité d'une nationalisation de banque en
ultime recours
En
Allemagne, la famille ne connaît pas la crise
Un
salaire minimum est fixé dans six nouvelles branches
professionnelles
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Passe Droit Allemagne
Actualité
juridique
DROIT FISCAL
La Commission européenne
propose un projet d’allégement des petites entreprises
Le
26 février 2009, la Commission européenne a
présenté une proposition qui donnera aux Etats membres la
possibilité d’abroger l’obligation des petites
entreprises d’établir des comptes sociaux. Si la
proposition est adoptée, les entreprises pourront être
exonérées des obligations prévues par la directive
78/660/CEE du Conseil du 25 juillet 1978.
Les consommateurs allemands gardent le moral malgré la
crise Les Allemands perplexes face à la crise Le
déclin des grands magasins, la fin d'une époque Hambourg
désignée Capitale verte de l'Europe pour 2011
Entré dans les mœurs alimentaires, le bio conquiert le
secteur de la mode Berlin ouvre la possibilité d'une
nationalisation de banque en ultime recours En Allemagne, la famille ne
connaît pas la crise Un salaire minimum est fixé dans six
nouvelles branches professionnelles
La proposition concerne les sociétés de capitaux
qui remplissent deux des trois critères suivants :
• Un bilan inférieur à 500.000
euros,
• Un chiffre d’affaires inférieur
à un million d’euro
• Et un effectif de salariés de moins de
10.
Pour ces entreprises, l’obligation d’établissement
des comptes sera allégée et certaines obligations de
publicité seront supprimées. Bien que les petites
entreprises soient plutôt actives sur le plan local ou
régional, et non sur le niveau international, elles sont
actuellement soumises aux mêmes obligations que les grandes
entreprises.
L’allégement des obligations de publicité permet
aux petites entreprises de créer des emplois et de nouvelles
activités économiques car, en général,
elles ne disposent pas d’autant de moyens que les grandes
entreprises pour remplir leurs obligations.
Délai d’un mois à partir de 2010
pour la « Zusammenfassende Meldung »
A
partir de 2010, la « Zusammenfassende Meldung »
(état récapitulatif des clients établis dans
d’autres Etats membres envers lesquels l’entreprise a
réalisé des livraisons intracommunautaires) doit
être produite dans le mois qui suit celui de la
déclaration.
Actuellement, l’état récapitulatif doit être
produit dans les 10 jours qui suivent la fin de chaque trimestre civil.
Si les opérations ne dépassent pas le seuil de 50.000
euros (100.000 euros jusqu’à 31 décembre 2011) ni
pour le trimestre ni pour l’un des quatre trimestres
précédents, les Etats membres ont la faculté de
prévoir la déclaration trimestrielle comme option.
Dans ce cadre, un délai d’un mois est également
prévu pour la transmission de ces informations entre les Etats
membres. Cet échange devrait permettre de lutter contre les
fraudes dans le domaine de la TVA.
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DROIT DES
SOCIÉTÉS
Obligations de publicité :
Respectez les délais !
Les entreprises qui ne respectent pas l’obligation
de publicité risquent des amendes élevées. A
partir de mars 2009, l’office fédéral de la justice
(Bundesamt für Justiz) lance une procédure d’amende
contre ces entreprises en les vertissant de remplir leurs obligations
dans les 6 semaines.
Si les entreprises n’ont pas respecté ce délai,
l’amende sera fixée à 2.500 euros minimum (et
à un montant plus élevé en cas de
récidive). Sont concernées les entreprises qui
n’ont pas encore publié leurs comptes pour 2007.
Si le délai dépasse les deux semaines de délai
supplémentaire, une amende de 250 euros pourrait être
fixée en cas de recours de l’entreprise.
Petite précision : la publication des comptes doit être
envoyée au Bundesanzeiger-Verlag à Cologne et non pas au
Bundesamt für Justiz ou au Handelsregistergericht.
Plus d’information sur le site suivant : www.ebundesanzeiger.de
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DROIT DES AFFAIRES
Le droit allemand en version anglaise
Le « Centre for German legal Information »
propose une base de données concernant le droit allemand en
langue anglaise. Le site est accessible librement et contient en outre
la jurisprudence, les textes législatifs ainsi que
d’autres informations.
Plus d’information sur le site suivant : http://www.cgerli.org/
Taux d’intérêts
moratoires depuis le 1er janvier 2009
Le
taux d’intérêts moratoires a été
modifié le 1er janvier 2009. Ce taux
d’intérêt de base est fixé deux fois par an,
le 1er janvier et le 1er juillet.
Le taux d’intérêt de base
s’élève à 1,62 % depuis le 1er janvier 2009
(depuis le 1er juillet, il était de 3,19 %). Les taux
d’intérêts actuels ainsi que les taux
antérieurs se trouvent sur le site www.bundesbank.de.
Compte tenu du taux d’intérêt de base, il est
possible de calculer les taux des intérêts moratoires dont
les règles de calcul sont fixées différemment
selon que le débiteur est un consommateur ou un professionnel.
Ces taux s’établissent à 6,62% (calcul : 1,62 % +
5%= 6,62%) dans le cadre d’un contrat avec un consommateur et
à 9,62% (calcul : 1,62 %+8%= 9,62 %) dans le cadre d’un
contrat entre professionnels.
DROIT DE la
concurrence
Des produits avec le marquage
« Germany » doivent être produits en Allemagne
Landgericht Francfort - 7
novembre 2008
LLa
« Wettbewerbszentrale » a intenté une action en
justice contre un producteur de coutellerie qui a fait la
publicité pour ses produits en indiquant sur ceux-ci «
inoxydable …. Germany » malgré le fait que la
production se faisait à l’étranger.
Le tribunal a confirmé que la mention « Germany »
indique le pays de fabrication. Notamment, l’indication «
Solingen » signifie que le couteau provient de la région
Solingen qui est connue pour la fabrication de la coutellerie et qui
signifie une qualité. Des tels produits ont une
réputation de qualité et les commerçants attendent
un niveau équivalent pour un produit fabriqué en
Allemagne.
Par conséquent, le tribunal a constaté que la mention
« Germany » est illicite si le produit est fabriqué
à l’étranger.
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DROIT DU TRAVAIL
Chômage partiel
Le Bundesrat a donné son accord aux nouvelles
règles de chômage partiel. Selon cette
réglementation les employeurs seront remboursés
rétroactivement à partir du 1er février 2009 au
minimum de la moitié des charges sociales. En cas de formation
des salariés pendant le chômage partiel, un remboursement
total des charges sociales sera possible. En outre, des conditions
allégées seront applicables pour bénéficier
du chômage partiel. Cette réglementation sera en grande
partie limitée dans le temps (jusqu’à 31
décembre 2010).
Les conditions suivantes seront applicables :
• Auparavant, il fallait qu’un tiers des
salariés soient touchés par la réduction du temps
de travail. Aujourd’hui une perte de 10% par salarié est
suffisante.
• Il n’est plus nécessaire que le
compte du temps de travail d’un salarié soit
négatif.
• A partir du 1er janvier 2008, les
modifications temporaires concernant le temps du travail n’ont
plus d’effet négatif sur le montant de
l’indemnisation du chômage partiel
• La loi précise également que le
chômage partiel s’applique aux intérimaires et aux
salariés en CDD
• La demande et la procédure seront
simplifiées.
« L’Agentur für Arbeit » rembourse aux
salariés 100% des charges sociales s’ils participent
à des formations continues. La formation doit remplir certaines
conditions :
• La formation doit avoir un motif concret
• Elle doit être accordée selon les
« Anerkennungs- und Zulassungsverordnung Weiterbildung » ou
en cas de formation interne être de même qualité
• La formation ne peut pas empêcher le
retour au temps de travail normal ou une augmentation du temps de
travail
• Il ne peut pas s’agir d’une
formation prévue par la loi ou d’une formation dans
l’intérêt unique de l’entreprise
Pour des informations supplémentaires :
http://www.fuer-ein-lebenswertes-land.bmas.de/sites/generator/29874/Startseite.html
Clause de dédit formation :
attention à la durée de l’engagement qui lie le
salarié à l’entreprise
Bundesarbeitsgericht – 14
janvier 2009
Une clause prévoyant l’obligation pour le
salarié de rester pendant 5 ans dans l’entreprise en
contrepartie du paiement par l’employeur d’une formation
continue est nulle.
Ces clauses sont soumises aux articles 305 et suivants du code civil
allemand. Selon ces articles, la clause est valable si la formation
constitue un avantage en numéraire et si le salarié
n’est pas lié excessivement par la durée du contrat
de travail.
La jurisprudence a développé certaines lignes directrices
pour apprécier une durée licite. Si une durée trop
longue a été insérée dans la clause,
celle-ci est nulle.
Passe Droit Allemagne
Informations sur le
marché allemand
Berlin se donne le temps de la réflexion
concernant le sauvetage d'Opel
Source
: CIDAL – 3 mars 2009
Le ministre allemand de l'Économie et de la
Technologie, Karl-Theodor zu Guttenberg a annoncé hier que le
gouvernement allemand examinerait "consciencieusement" au cours des
prochaines semaines le "plan d'avenir" présenté par le
constructeur Opel, filiale de l'Américain General Motors et au
bord de la faillite. "Nous allons examiner, évaluer et, sur la
base de cette évaluation, déterminer si et comment nous
allons aider Opel", a déclaré le ministre au terme d'une
entrevue avec des représentants d'Opel. "Nous ne nous laisserons
pas mettre sous pression", a-t-il ajouté.
Utiliser avec prudence l'argent
du contribuable
Berlin souhaite, en particulier, s'assurer que s'il injecte de l'argent
public pour aider l'entreprise, celui-ci ne servira pas à
renflouer les caisses de la maison mère américaine
General Motors. Selon M. zu Guttenberg, le sauvetage d'Opel pose un
double problème : s'assurer que la filiale allemande a la
capacité de perdurer de manière autonome et ne pas
dilapider l'argent du contribuable. "Nous agissons avec l'argent du
contribuable, nous devons donc le faire avec prudence", a-t-il
déclaré. M. zu Guttenberg entend se rendre aux
États-Unis dans deux semaines pour "discuter des questions en
suspens" avec les représentants du gouvernement américain
et avec ceux de General Motors.
Selon le directeur d'Opel en Europe, Carl-Peter Forster, le
constructeur allemand aurait besoin d'une aide de 3,3 milliards d'euros
"à l'échelle européenne" pour assurer sa survie.
L'entreprise emploie quelque 50.000 salariés en Europe, dont la
moitié en Allemagne, et se trouve actuellement confrontée
à des surcapacités d'environ 30%. Pour sortir
l'entreprise de l'ornière, ses dirigeants ont
présenté un "plan d'avenir" qui prévoit notamment
de détacher Opel en grande partie de General Motors et de
regrouper les segments européens de l'entreprise sous la
direction du siège social de Rüsselsheim, dans la Hesse.
Opel possède des usines en Belgique et en Espagne. Le
constructeur est également très étroitement
lié à la marque britannique Vauxhall.
AL
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20 ans après la chute du Mur, les
produits est-allemands sont à nouveau en vogue
Source
: CIDAL – 3 amrs 2009
Il y a vingt ans, on les aurait qualifiés de
"ringards". Deux décennies après la chute du Mur de
Berlin, les temps ont changé. Cornichons du Spreewald,
pâtes de Riesa, pains croustillants du Burg, chocolats de
Halloren ou farine pâtissière Kathi : les marques et les
produits est-allemands réinvestissent les têtes de
gondoles des supermarchés allemands -à l'est et à
l'ouest. Certains s'exportent jusqu'en Asie, d'autres se contentent
d'alimenter une certaine (n)ostalgie. Aux yeux des spécialistes,
l'heure semble à la renaissance des marques et des produits
liés à l'ex-RDA.
"Voilà longtemps que l'acheteur de produits est-allemands n'est
plus le perpétuel arriéré", constate Hubertus
Pellengahr, le président de la Fédération
allemande du commerce de détail (HDE). Les produits se sont
adaptés, dépoussiérés. "Ils ont
quitté la niche idéologique", affirme M. Pellengahr. Bien
souvent, le nom est resté mais le contenu et l'emballage ont
totalement changé. Dès lors, on est bien loin de la
situation qui prévalait au début des années 1990 :
les producteurs de l'est luttaient alors pour entrer dans les gammes de
produits des grandes chaînes commerciales. Le plus souvent, ils
n'obtenaient, au mieux, qu'un mauvais emplacement dans les rayons des
supermarchés de l'ouest. Aujourd'hui, ils sont de plus en plus
prisés.
Terroirs est-allemands
L'est est même aux avant-postes d'un nouvelle stratégie
commerciale qui mise sur la valorisation de la diversité des
terroirs. L'été dernier, une chaîne de
supermarchés a lancé une campagne de publicité sur
le thème "Östlich gleich köstlich"
(Littéralement : "est-allemand = délicieux"). "Dans un
monde globalisé, les entreprises misent sur le
régionalisme. Les produits de Saxe ou du Mecklembourg en
profitent aussi", commente Hubertus Pellengahr. On sent "augmenter la
nostalgie de ce qui rappelle un peu la terre natale et les bonnes
vieilles valeurs", ajoute Wolfgang Twardawa, expert de la consommation
auprès de la société d'étude de
marché GfK.
Plusieurs des marques qui ont le vent en poupe ont été
rachetées par des grands groupes ouest-allemands. Dès le
lendemain de l'unification, ce fut le sort des emblématiques
bières Radeberger Pils et des lessives Spee, monopole
d'État aux temps de la RDA. Dans les années 2000, ce fut
au tour des crèmes Florena, "le Nivea de l'est", et du soda
"Vita Cola", qui tient la dragée haute aux
célèbres sodas d'Atlanta grâce à son
goût citronné. Mais il existe aussi des réussites
purement "made in ex-RDA". Les vins mousseux Rotkäppchen (Petit
Chaperon Rouge), par exemple, ont racheté leurs concurrents
ouest-allemands.
"Ostalgie"
Quant à l'Ostalgie, popularisée en 2003 par le film de
Wolfgang Becker "Good Bye, Lenin !", elle reste de mise, en particulier
sur Internet. Sur la Toile, on peut acheter des "paquets de l'est",
remplis de produits au bon goût de soviétisme, qui
rappellent les paquets que l'on recevait de l'ouest au bon vieux temps
de la RDA. On peut aussi commander des volants de badminton d'origine,
des pastilles russes Salmia et toutes sortes d'articles
hétéroclites en version originale. Torsten Klipp, un
commerçant de Saxe-Anhalt qui a ouvert sa boutique sur Internet
en 2003, constate une "explosion de la demande" : en six ans, sa gamme
contient près de 1.200 produits et alimente près de
30.000 clients réguliers.
AL (avec dpa)
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Les consommateurs allemands gardent le
moral malgré la crise
Source
: CIDAL - 27 février 2009
En Allemagne, la consommation semble échapper au climat de
crise. Alors que le chômage augmente, la société
d'étude de marché GfK a constaté en février
une amélioration du moral des consommateurs. Non seulement ils
ne se laissent pas abattre, mais ils paraissent optimistes. Ils ne
constituent pas de réserves pour parer aux incertitudes de la
conjoncture, note le PDG de GfK Klaus Wübbenhorst. Ils semblent
même ouvrir leur portefeuille avec une facilité
inédite depuis longtemps. Entre confiance et stimulation du
pouvoir d'achat, plusieurs facteurs se cumulent pour expliquer ce
sursaut.
Confiance dans les effets de la
relance
La première explication se résume sans doute dans le mot
"confiance". "Les attentes des consommateurs s'améliorent
concernant la conjoncture et l'évolution de leurs revenus. Et
ce, en dépit des mauvaises nouvelles touchant à la baisse
de la production, au chômage partiel et à la menace de
licenciements. De toute évidence, l'adoption du second plan de
relance en est l'une des raisons. Les consommateurs s'attendent
à ce que les mesures prises soutiennent la conjoncture", analyse
le gouvernement allemand.
Pour beaucoup de gens, la crise n'est pas encore tangible, ajoute
Frank-Jürgen Weise. Le président de l'Agence
fédérale pour l'emploi (BA) a pourtant annoncé
hier une nouvelle montée du nombre de demandeurs d'emploi en
février (+63.000 en données brutes). Elle porte à
3.552.000 le nombre de chômeurs et relève de 0,2 point le
taux de chômage (8,5%). Mais les augmentations de salaires
négociées en 2008 et l'absence de menace directe sur leur
emploi rendent beaucoup de consommateurs optimistes, analyse-t-il.
À ses yeux, les Allemands n'ont d'ailleurs peut-être pas
tort. "Nous n'avons pas d'indices à l'heure actuelle
annonçant des licenciements massifs au cours des prochains
mois", explique-t-il. La conjoncture pourrait donc bientôt
atteindre le creux de la vague, et le moteur repartir en évitant
les pertes d'emploi de grande ampleur.
Le pouvoir d'achat en hausse
Face au déluge de mauvaises nouvelles, la confiance n'explique
toutefois pas à elle seule le regain d'optimisme des
consommateurs. Si les Allemands entendent consommer plus, c'est aussi
parce qu'ils ont davantage d'argent en poche. Leur pouvoir d'achat est
actuellement dopé par la combinaison de plusieurs facteurs.
L'inflation (+0,9% en janvier en rythme annuel) et le prix des
matières premières ont nettement reflué. Les
salaires ont augmenté sur la base des accords tarifaires
négociés en 2008, et grâce à la baisse
continue des cotisations à l'assurance-chômage depuis
trois ans. À cela s'ajoute une décision de justice qui
vient d'annuler la suppression d'un forfait de transport pour les
trajets domicile-travail. Les automobilistes lésés
peuvent récupérer entre quelques dizaines et quelques
centaines d'euros d'arriérés.
Enfin les plans de relance aliment le pouvoir d'achat des
ménages. Les dizaines de milliers de salariés en
chômage partiel voient ainsi leur pouvoir d'achat soutenu. Quant
aux automobilistes, ils se ruent massivement sur la nouvelle "prime
à la casse" écologique. En à peine un mois, ils
sont près de 140.000 à avoir
bénéficié de cette prime de 2.500 euros,
accordée à ceux qui revendent leur vieux véhicule
pour acheter une voiture neuve et respectueuse de l'environnement.
AL
Plus d'informations (en
allemand) :
Gouvernement fédéral : http://www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2009/02/2009-02-26-konsumklima.html
Étude GfK : http://www.gfk.com/group/press_information/press_releases/003617/index.de.html
Baromètre conjoncturel ZEW : http://www.zew.de/de/presse/presse.php?action=article_show&LFDNR=1146
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Les Allemands perplexes face à la
crise
Source
: CIDAL – 25 février 2009
Paradoxalement,
à l'heure où la crise revalorise l'intervention de
l'État dans l'économie, l'opinion publique semble se
détourner de la gauche et redonner de l'élan aux
libéraux. C'est le constat que dressent l'Institut pour la
Démoscopie Allensbach et le quotidien "Frankfurter Allgemeiner
Zeitung" (édition du 25 février) sous la plume du
professeur Renate Köcher. Si les Allemands comprennent
parfaitement l'intervention de l'État dans l'économie
pour lutter contre la crise, ces mesures semblent toutefois
inquiéter une petite frange de la population.
Mélange de
réalisme et d'inquiétude face aux conséquences des
plans de relance
Ainsi, depuis trois mois, le soutien à "Die Linke" ne cesse de
baisser (11% actuellement), alors que le FDP (Parti libéral)
atteint des sommets historiques, tutoyant les 15%, montre le sondage.
À sept mois des élections législatives, les partis
de la coalition semblent de leur côté peu profiter de leur
action contre la crise, la CDU/CSU (Unions chrétiennes)
atteignant un peu moins de 36%, le SPD (Parti social-démocrate)
un peu moins de 25%.
"L'atmosphère dominante n'est pas au soulagement devant
l'intervention courageuse de l'État. C'est un mélange
d'approbation réaliste et d'inquiétude face aux
conséquences", analyse Mme Köcher. Seul un quart de la
population voit ainsi dans l'intervention de l'État plus
d'opportunités que de risques.
Que craignent ainsi les Allemands ? Selon le sondage de l'Institut
Allensbach, même ceux qui voient des opportunités dans
l'intervention des pouvoirs publics redoutent une montée en
flèche de l'endettement et un alourdissement du fardeau pesant
sur les épaules du citoyen. Les sceptiques y ajoutent la crainte
de voir apparaître des distorsions de concurrence, une mauvaise
allocation des ressources et une incitation involontaire pour les
entreprises à prendre des risques. Ainsi, 57% des sondés
s'attendent à ce que les aides publiques aux entreprises
encouragent finalement ces dernières à prendre des
risques plus élevés, dans la conviction que l'État
leur viendra en aide.
Dès lors, qu'attend l'opinion publique allemande de
l'État en matière économique ? "L'immense
majorité confie à l'État la mission de veiller au
respect des lois et des réglementations dans l'économie,
de légiférer pour réglementer le monde de
l'économie et du travail et d'aider les entreprises en cas de
crise par des allègements fiscaux ou des mesures de soutien
à la consommation", constate Mme Köcher. Les Allemands sont
parfois plus interventionnistes qu'ils n'en ont conscience,
ajoute-t-elle. Ainsi, 55% des sondés sont pour la fixation par
l'État des salaires des dirigeants et 43% pour le contrôle
public de la gestion.
AL
Plus d'informations (en
allemand) :
Lire l'analyse du "Frankfurter Allgemeine Zeitung" : http://www.faz.net/s/Rub594835B672714A1DB1A121534F010EE1/Doc~EFB66D5C0E1FC4A2BA77BD3D41D5E1C8F~ATpl~Ecommon~Scontent.html
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Le déclin des grands magasins, la
fin d'une époque
Source
: CIDAL – 25 février 2009
Cette crise-là n'est pas le résultat des excès de
la finance internationale. Mais elle n'en mobilise pas moins des
élus municipaux dans toute l'Allemagne, qui craignent le
dépérissement des centres-villes et des zones
piétonnières. Autrefois temples de la consommation et
lieux de vie, les grands magasins allemands semblent en proie à
un déclin accéléré. Ils ferment, ou sont
maniés comme des pions par les stratèges des grands
groupes ou les sauterelles de la finance mondiale. En cause : la fin
d'un modèle de consommation qui a fait les beaux jours de la fin
du 19e siècle puis des Trente Glorieuses.
Mercredi 24 février, quelque 2.800 salariés de 54
magasins Hertie ont ainsi attendu en vain l'issue d'une nouvelle
négociation visant à trouver un repreneur à leur
activité. Dix-neuf autres magasins identiques ont fermé
ou s'apprêtent à le faire. Ces 73 magasins Hertie, en
cessation de paiement depuis juin 2008, sont issus de la chaîne
historique du même nom, fondée en 1882 par Hermann Tietz.
Ses 307 magasins avaient été rachetés en 1993 par
un autre géant historique, Karstadt. En 2005, ce dernier s'est
séparé de 73 magasins de modeste surface pour les vendre
à investisseur financier britannique.
Symboles d'opulence et de
prospérité au cœur des centres-villes
Dans son édition du 24 février, le quotidien allemand
"Sueddeutsche Zeitung" s'interroge : "Y a-t-il un avenir pour les
grands magasins ? Peut-on encore les sauver ?". Car Hertie, Karstadt,
KaDeWe, Wertheim : tous ces noms sont des institutions. Ils sont aussi
familiers aux oreilles allemandes que ceux du Printemps, des Galeries
Lafayettes ou du BHV en France. Ils incarnent une époque. Ou
plutôt des époques, liées à l'essor de la
prospérité et de la consommation.
Comme leurs homologues français décrits par Zola dans son
roman "Au bonheur des dames", les grands magasins allemands sont
nés dans la seconde moitié du 19e siècle.
Portés par une idée simple (acheter directement en gros
auprès du producteur pour limiter les intermédiaires et
vendre à des prix nettement plus faibles que le commerce de
détail), ils se développèrent rapidement. Ils
incarnaient l'émergence d'une bourgeoisie prospère dans
la foulée du développement de l'industrie et du commerce.
Balcons, dorures, façades ouvragées : à elle
seule, leur architecture incarnait l'opulence. Ébranlés
par la crise de 1929 et par le nazisme, les grands magasins
survécurent tant bien que mal pour devenir dans
l'après-guerre des symboles de la reconstruction
économique du pays. Temples de la consommation des temps
modernes, ils retrouvèrent avec le "miracle" économique
des années 1950 et 1960 leur fonction d'origine : montrer que
l'on ne manque de rien et que l'on peut -à nouveau- tout acheter.
Modèle
dépassé
C'est ce modèle qui semble aujourd'hui en perte de vitesse. Son
déclin s'explique assez facilement : "Aujourd'hui, les produits
en milliers d'exemplaires ne suffisent plus aux gens, on exige tout par
centaines de milliers d'exemplaires. Cela fait naître de
nouvelles enseignes : magasins de bricolage, de parapharmacie, de
meubles prennent aux grands magasins la part de leur clientèle
qui veut toujours plus de choix. Et, au même moment, l'autre
partie […] est déjà en train de commander sur
Amazon", résume le "Sueddeutsche Zeitung". Quant aux
architectes, ils ont troqué les dorures pour le béton et
le linoléum. Pas de quoi relancer le rêve.
AL
Hambourg désignée Capitale
verte de l'Europe pour 2011
Source
: CIDAL – 24 février 2009
La ville allemande de Hambourg est avec Stockholm la première
lauréate d'un nouveau prix décerné par la
Commission européenne pour encourager les villes
européennes à améliorer la qualité de la
vie urbaine. La ville hanséatique du nord de l'Allemagne portera
en 2011 le titre de Capitale verte de l'Europe. À l'heure
où quatre Européens sur cinq vivent en milieu urbain, la
Commission européenne veut inciter les villes du continent
à donner la priorité à l'environnement et
promouvoir les meilleures pratiques dans ce domaine.
Un modèle pour les villes
européennes
Hambourg, avec ses 1,8 million d'habitants, fait figure de
modèle en matière de politique environnementale, estime
la Commission européenne. La ville-État récolte
des bons points pour "les financements appropriés" qu'elle
investit dans la politique environnementale, la "très bonne
qualité" de son air, les nombreux programmes de sensibilisation
qu'elle met en œuvre et les objectifs "extrêmement
ambitieux" qu'elle s'est fixé en matière de protection
climatique. Hambourg entend réduire ses émissions de CO2
de 40% d'ici à 2020, et de 80% d'ici à 2050.
200.000 ampoules remplacées
La ville a cependant déjà réduit ses
émissions d'environ 15% par rapport à 1990. Elle a
évalué les performances énergétiques de ses
bâtiments publics, et lancé toute une batterie de mesures
: programmes de remplacement de l'éclairage, des
chaudières et des réfrigérateurs. Au total, plus
de 200.000 lampes classiques ont été remplacées
dans plus de 400 bâtiments publics. Par ailleurs, 18 millions
d'euros ont été investis pour remplacer plus de 600
systèmes de chaudières par des chaudières modernes
à condensation.
"Quasiment 100% des habitants de Hambourg disposent d'un moyen de
transport public à moins de 300 mètres", relève en
outre la Commission. Il existe également un réseau
d'espaces verts facilement accessibles à tous les habitants.
"Grâce aux mesures prises pour lutter contre la pollution
atmosphérique et résoudre les problèmes de
circulation et de congestion, d'émissions de gaz à effet
de serre et de gestion des eaux usées et des déchets,
Stockholm et Hambourg peuvent servir de modèles pour le reste de
l'Europe", a résumé lundi à Bruxelles le
commissaire européen en charge de l'Environnement Stavros Dimas.
Stockholm et Hambourg ont devancé en finale six autres villes
européennes : Amsterdam, Bristol, Copenhague,
Fribourg-en-Brisgau, Münster et Oslo.
AL
Plus d'informations :
Commission européenne (en français) : http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=IP/09/305&format=HTML&aged=0&language=FR&guiLanguage=en
Ville/ Land de Hambourg : http://www.hamburg.de/
Entré dans les mœurs
alimentaires, le bio conquiert le secteur de la mode
Source
: CIDAL – 23 février 2009
Le succès du bio ne se dément pas : après les
étals des supermarchés, il est en train de
conquérir en Allemagne les boutiques de modes et les magasins
d'accessoires. Les vêtements et produits équitables
estampillés "bio" étaient les vedettes du salon Bio Fair,
le grand rendez-vous international du secteur qui se tient chaque
année depuis 1999 à Nuremberg. Il fermait ses portes
hier. Près de 2.720 exposants de 91 pays avaient fait le
déplacement pour accueillir les quelque 45.000 visiteurs
attendus.
La "mode verte" déferle
dans les boutiques
Rouge à lèvres, pull-overs, ceintures, écharpes,
sous-vêtements : on trouve désormais vraiment de tout en
version "bio". "Les articles sont aujourd'hui aussi beaux et excitants
que le reste de la mode", souligne Kirsten Brodde, ancienne
collaboratrice de Greenpeace, qui vient d'écrire un livre sur le
sujet. La "mode verte" déferle sur les rues commerçantes
comme une lame de fond qui semble correspondre à un vrai besoin.
"En ce moment, de petites boutiques qui se concentrent uniquement sur
ce type de mode poussent comme des champignons", ajoute Mme Brodde.
Dans les grandes enseignes, jeans bio et sweat-shirts écolo se
vendent au même prix que les vêtements de marque.
L'agriculture bio poursuit son
développement
Plus généralement, la filière bio ne devrait pas
trop souffrir de la crise économique et financière, si
l'on en croit les professionnels du secteur. À l'occasion du
salon Bio Fair, la Fédération des entreprises
agroalimentaires écologiques (BÖLW) a fait savoir que le
secteur du bio avait connu en Allemagne une croissance de 10% en 2008,
pour un chiffre d'affaires de 5,8 milliards d'euros. Et les
perspectives restent bonnes pour 2009. Plus de 19.000 exploitations
travaillent désormais en Allemagne pour la filière bio.
Bien plus, cette croissance est soutenue par les pouvoirs publics, de
la commissaire européenne à l'Agriculture, Mariann
Fischer Boel à la ministre allemande de l'Agriculture, Ilse
Aigner. "Le marché du bio est un marché en croissance",
affirme cette dernière. Elle souhaite injecter plus d'argent
pour aider l'agriculture biologique.
Ainsi, le bio pourrait même, aux yeux de certains, profiter de la
crise pour saisir de nouvelles opportunités. "En temps de crise,
les gens recherchent la fiabilité", explique Elke Röder,
présidente de la Fédération des aliments et
produits naturels (BNN). La crise serait même déjà
en train de modifier les valeurs au sein de la société.
Les gens sont en train de prendre conscience qu'il vaut la peine,
à long terme, d'acheter des produits écologiques de haute
qualité qui, en outre, assurent des emplois au niveau
régional, explique Mme Röder.
AL
Plus d'informations (en
allemand) :
Ministère fédéral de l'Alimentation, de
l'Agriculture et de la Protection des Consommateurs : Aperçu
général : le bio en Allemagne (actualisé en
février 2009) : www.bmelv.de/cln_045/nn_750590/DE/04-Landwirtschaft/OekologischerLandbau/OekologischerLandbauDeutschland.html__nnn=true
Programme fédéral de soutien à l'agriculture
biologique : www.bundesprogramm-oekolandbau.de/
Salon BioFach de Nuremberg :
www.biofach.de
Fédération des entreprises agroalimentaires
écologiques (BÖLW) : www.boelw.de
Berlin ouvre la possibilité d'une
nationalisation de banque en ultime recours
Source
: CIDAL – 13 février 2009
Le gouvernement fédéral a adopté mercredi un
projet de loi ouvrant la possibilité de nationaliser
temporairement un établissement bancaire en difficulté
dont la faillite ferait courir un risque à tout le
système bancaire, en Allemagne et au niveau international. "En
tout dernier recours", il serait ainsi possible, au cas par cas,
d'exproprier les actionnaires et de nationaliser un
établissement pour éviter une faillite et un effet domino
avec de graves conséquences sur la stabilité du
système financier. La possibilité d'engager une
procédure d'expropriation serait, en outre, limitée dans
le temps (jusqu'au 30 juin 2009).
Éviter une faillite avec
effet domino sur le système
Concrètement, le gouvernement allemand songe en effet à
un cas précis : celui de la banque Hypo Real Estate (HRE),
spécialiste du financement immobilier et du financement
d'infrastructures publiques, dont le siège est à Munich.
Les difficultés de HRE ont déjà contraint Berlin
à lui accorder 102 milliards d'euros sous formes de garanties
bancaires. Il s'agit donc de "garantir ces garanties", explique le site
Internet du gouvernement fédéral. "Si HRE devait
réellement cesser son activité, cela aurait de graves
conséquences sur l'ensemble de l'économie. C'est pourquoi
la possibilité de stabiliser l'institut de crédit tout en
cantonnant autant que possible le fardeau porté par le
contribuable est actuellement examinée avec pragmatisme".
Pour réaliser ce double objectif, Berlin entend prendre le
contrôle de la majorité du capital de HRE. "Le
gouvernement fera tout pour éviter une expropriation",
précise la chancelière Angela Merkel. Mais l'adoption de
la loi est nécessaire pour pouvoir agir rapidement si le pire
arrive, ajoute le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück.
Être en mesure de
réagir à la crise
Face au débat suscité dans l'opinion, notamment à
droite, Mme Merkel et M. Steinbrück se sont appliqués
à écarter tout malentendu. "Le gouvernement
fédéral n'entend pas vider de sa substance
l'économie sociale de marché", a souligné M.
Steinbrück. Il souhaite uniquement se mettre en capacité
d'agir face à la crise. "Personne ne veut accroître
l'influence de l'État. Il s'agit de garantir les moyens
financiers publics qui sont mis à disposition, et ce dans
l'intérêt même du contribuable", a ajouté M.
Steinbrück. Selon lui, la démarche de l'État dans
ces circonstances exceptionnelles est "sans alternative". Il a
d'ailleurs ajouté que des pays comme les États-Unis et la
Grande-Bretagne, peu suspects de vouloir détruire
l'économie de marché, avaient été parmi les
premiers à pratiquer des nationalisations bancaires.
En Allemagne, le projet de loi sera examiné au Bundestag le 3
mars, et au Bundesrat (chambre des Länder) le 3 avril. M.
Steinbrück convoquera peu après, pour début avril,
l'assemblée générale d'Hypo Real Estate.
AL
Plus d'informations (en
allemand) :
Gouvernement fédéral : www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2009/02/2009-02-18-ergaenzung-finanzmarktstabilisierungsgesetz.html
En Allemagne, la famille ne connaît
pas la crise
Source
: CIDAL – 17 février 2009
Plus de bébés, moins de divorces et des hommes de plus en
plus enclins à s'investir dans le rôle de père :
telles sont les principales conclusions du premier rapport annuel sur
la famille, présenté lundi 16 février à
Berlin par la ministre fédérale de la Famille, des
Personnes âgées, de la Femme et de la Jeunesse, Ursula von
der Leyen. À l'heure de la crise économique, les
Allemands semblent se tourner à nouveau vers la famille comme
vers une valeur sûre, aidés en cela par les pouvoirs
publics.
"Alors que les temps se font plus durs, les trois quarts des gens
disent : mon réconfort le plus important est ma famille",
constate Mme von der Leyen dans un entretien accordé au journal
"Bild am Sonntag". "Alors que l'économie chancelle, la famille
est à la mode. On l'observe aussi à travers le recul du
divorce et la stabilité du nombre de célibataires (7% de
la population). En outre, le rôle du père évolue.
Les hommes souhaitent aujourd'hui passer plus de temps avec leur
famille", ajoute-t-elle.
90% des Allemands jugent que la
famille est importante
De fait, le rapport 2009 sur la famille, qui synthétise un grand
nombre d'informations provenant de sources diverses, montre que le
désir d'enfant tend à augmenter chez les Allemandes et
chez les Allemands. Selon un sondage réalisé
auprès de 2.000 personnes de 14 ans et plus, 90% de la
population juge la famille importante (86% en 2002).
L'Eurobaromètre nous enseigne, en outre, que le nombre d'enfants
considéré comme idéal est passé de 2,0
à 2,3 chez les femmes allemandes et -plus nettement encore- de
1,7 à 2,2 chez les hommes entre 2001 et 2006. La baisse des
divorces constitue un signe supplémentaire de cohésion
familiale : en recul continu depuis 2004, il est passé de
213.691 en 2004 à 187.072 en 2007.
Natalité en
légère hausse
Si le nombre de mariages baisse également, la natalité,
elle connaît un sursaut. Selon le rapport 2009 sur la famille, le
taux de fécondité a enregistré en 2007 sa
première augmentation depuis 2004. Il a quasiment rejoint son
niveau de l'an 2000, passant de 1,33 en 2006 à 1,37 en 2007. Si
la hausse est faible, le constat est significatif car le nombre de
femmes en âge de procréer s'est réduit sur la
période considérée. La hausse des naissances
concerne particulièrement les femmes de 27 à 45 ans, et
tout spécialement la tranche des 33-37 ans.
Enfin, le rapport témoigne du regain d'engagement des
pères ou des futurs pères. Interrogés par
l'institut RWI, 73 % des hommes de 15 à 41 ans affirment
souhaiter une extension du salaire parental ouvert aux pères. Ce
nouveau substitut de revenu, créé début 2007,
permet à un parent de toucher 67% de son dernier salaire dans la
limite de 1.800 euros pendant douze mois pour s'occuper de son jeune
enfant. L'autre parent (le plus souvent le père) a droit, lui,
à deux mois pour rester auprès de son enfant. Ce
système fait de plus en plus d'adeptes. Y compris parmi les
pères. Le nombre d'hommes qui se sentent encouragés
à en profiter ne cesse de croître, pour frôler
aujourd'hui les 20% (contre 3,5% avant la réforme).
Ainsi, on doit sans doute une partie de ce début de regain de la
natalité à l'action volontariste menée depuis 2005
par les pouvoirs publics. Après avoir créé le
salaire parental, il vient de prendre de nouvelles mesures
financières en faveur des familles - afin qu'elles continuent de
prospérer en temps de crise…
AL
Plus d'informations (en
allemand) :
Chancellerie allemande : www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2009/02/2009-02-16-familienreport.html
Ministère fédéral de la Famille, des Personnes
âgées, de la Femme et de la Jeunesse : www.bmfsfj.de/bmfsfj/generator/BMFSFJ/familie,did=120168.html
Les données et conclusions centrales du rapport 2009 sur la
famille en Allemagne : www.bmfsfj.de/bmfsfj/generator/RedaktionBMFSFJ/Abteilung2/Pdf-Anlagen/familienreport-daten-fakten,property=pdf,bereich=bmfsfj,sprache=de,rwb=true.pdf
Entretien accordé à la presse par la ministre de la
Famille, Ursula von der Leyen : www.bundesregierung.de/Content/DE/Interview/2009/02/2009-02-15-von-der-leyen-bams.html
Un salaire minimum est fixé dans
six nouvelles branches professionnelles
Source
: CIDAL – 16 février 2009
Après le parlement (Bundestag), la chambre des Länder
(Bundesrat) a approuvé vendredi l'extension à six
nouvelles branches professionnelles de la loi permettant de fixer un
salaire minimum. Cette loi, dite loi sur les travailleurs
détachés, vise à éviter le dumping
salarial, et concernera dorénavant près de trois millions
de salariés en Allemagne. Son extension concerne à
elle seule 1,2 million de salariés : personnels de soin, de
sécurité et de gardiennage, des services de
blanchisserie, de gestion des déchets et nettoyage des rues, de
formation continue ou encore personnels spécialisés des
mines de charbon.
Loi clarifiée
La réforme clarifie également la loi sur les travailleurs
détachés, qui est ouverte aux branches liées
à des conventions collectives à hauteur d'au moins 50%.
Elle précise, par exemple, en toute clarté le fait que
les accords portant sur le salaire minimum sont valables sans exception
pour les employeurs et les salariés, qu'ils soient basés
en Allemagne et à l'étranger. Cela la met en
conformité avec le droit européen.
La réforme modifie, par ailleurs, la loi sur les conditions de
travail minimum (Mindestarbeitsbedingungengesetz) de 1952 pour les
secteurs qui emploient moins de 50% des salariés
dépendant des conventions collectives. Elle prévoit la
création dans ce cas de commissions centrales qui constateront
s'il existe ou non des distorsions sociales dans le secteur
concerné. Ces commissions pourront alors décider de fixer
un salaire minimum, de le modifier ou de le supprimer.
AL
Plus d'informations (en
allemand) :
Chancellerie allemande :
www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2008/07/2008-07-16-mindestloehne.html
Ministère fédéral du Travail et des Affaires
sociales :
www.bmas.de/coremedia/generator/31204/2009__02__13__mindestlohngesetze.html
Contact pour plus d’informations :
Claudia Scanvic - c.scanvic@strasbourg.cci.fr
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Allemagne « Adapter votre stratégie commerciale pour mieux
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France sur le salon DRINKTEC, salon mondial de la boisson à
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Information et inscription :
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franco-allemande sur le salon FISTEXPO, salon régional de
l’industrie à Strasbourg : rencontres d’affaires et
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Strasbourg
Information et inscription :
Claudia Scanvic – c.scanvic@strasbourg.cci.fr - tél. : 0388764225
10 au 14 octobre 2009 :
Pavillon
Alsace sur le salon ANUGA, salon mondial de l’industrie
agroalimentaire à Cologne en Allemagne organisé par la
CCI de Strasbourg et ARIA
Information et inscription :
Damien Aufsatz – d.aufsatz@strasbourg.cci.fr
- tél. : 0388764236
28 et 29 octobre 2009 :
Mission
Ecoentreprises sur le salon ENTSORGA-ENTECO, salon européen des
déchets et du recyclage à Cologne en Allemagne
organisé par la CCI de Colmar et Centre-Alsace
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Décembre 2009:
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organisé par la CCI de Strasbourg et la Région Alsace
Information et inscription :
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http://www.strasbourg.cci.fr/web/services/if_juri/index_if_juri.html
Etudes
& notes
Geneviève
SIAT GANIERE
g.ganiere@strasbourg.cci.fr
Passe Droit Allemagne est
une lettre d’actualité
de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Strasbourg et du
Bas-Rhin – 10 Place Gutenberg – 67081 STRASBOURG
CEDEX.
Elle est diffusée gratuitement par abonnement et consultable
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Toute reproduction sans
autorisation est interdite
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