Actualité
Juridique
Mai
2009
AFFAIRES
Assemblées de SARL par
visioconférence ou par télécommunication
La LME avait mis en place ce nouveau dispositif pour les SARL mais un
décret devait paraître pour préciser les
modalités de mise en place de ce nouveau mode de consultation
des associés. Ce décret est à présent paru.
1- La
mise en place de ce dispositif : les conditions préalables :
Les statuts doivent
prévoir ce mode de délibération. Les
statuts auront la possibilité de restreindre le recours à
ce mode de délibération pour certaines décisions.
Dans le silence des statuts le recours à la
visioconférence est interdit.
Toutes les décisions
peuvent être soumises à la visioconférence sauf les
décisions concernant l’approbation des comptes annuels ou
consolidés.
Les statuts peuvent prévoir un droit d’opposition à
l’utilisation de ces moyens de visioconférence au profit
d’un nombre déterminé d’associés et
pour une délibération déterminée (les
statuts devront être très précis sur
l’utilisation de ce droit d’opposition des associés
en indiquant qui peut agir, pour quelles décisions et
jusqu’à quel moment).
2-
Modalités d’utilisation des moyens électroniques :
La SARL doit aménager un site qui sera exclusivement
réservé à la tenue des assemblées et au
vote des participants (utilisation de moyens de
télétransmissions sécurisés).
Une identification de chaque associé sera nécessaire lors
de l’accès au site (par la fourniture d’un code
unique et nominatif pour chaque associé).
Les moyens utilisés
doivent permettre et garantir la participation effective des
associés.
C’est ainsi que ce dispositif doit :
- transmettre au moins la voix des participants
- retransmettre les délibérations de
manière continue et simultanée.
Les associés peuvent participer aux débats par
conférence téléphonique (les modalités
devant être mises en place par le gérant).
Les associés qui souhaitent utiliser ce procédé
devront informer préalablement la société. Le
gérant leur communiquera les modalités techniques et le
code identifiant leur permettant de voter.
3- Qui
choisit les moyens techniques pouvant être utilisés pour
les votes ?
C’est le gérant qui choisit les moyens techniques
permettant la mise en place sécurisée de la
visioconférence.
Les statuts peuvent également prévoir que le
gérant décidera seul du choix des moyens techniques
pouvant être utilisés (mais il devra s’assurer de
leur fiabilité et de leur garantie).
Le gérant sera le garant du bon fonctionnement du moyen
électronique mis en place.
Les règles classiques de convocation devront être
respectées par le gérant (convocation sous format papier
….).
4-
Tenue de l’assemblée
Si toutes les conditions sont remplies les associés participant
aux assemblées par visioconférence ou par d’autres
moyens de télécommunication, seront
présumés présents pour le calcul du quorum et des
majorités.
L’intégralité des débats doit pouvoir
être suivie par les associés. En effet, il doit y avoir
retransmission directe, en continue et simultanée.
Les associés apparaissent sur un écran dans la salle
où se déroule l’assemblée.
Les associés qui assistent par visioconférence devront
s’identifier par leur code afin de pouvoir procéder aux
votes.
Le vote électronique devra s’exprimer distinctement pour
chacune des résolutions et sera déclaré dans les
statuts comme étant irrévocable et opposable à la
société, aux associés et aux tiers.
5- La
mise en place du PV à l’issue de l’assemblée :
Le procès-verbal devra indiquer les noms et prénoms des
personnes présentes lors de l’assemblée mais
également ceux des personnes réputées
présentes (c’est-à-dire les associés
participant par visioconférence ou par
télécommunication).
Le procès-verbal doit également mentionner les
éventuels incidents techniques relatifs à la
visioconférence ou à la télécommunication
ayant perturbés le déroulement de
l’assemblée.
Référence :
décret 2009-234 du 25 février 2009, JO du 27
février 2009
FISCAL
Comptes annuels de la
société non publiés
1- La
règle :
Le dirigeant a l’obligation de déposer chaque année
les comptes de la société, le manquement à cette
obligation est constitutif d’une contravention de la 5ème
classe (article R 247-3 du code de commerce).
2- La
sanction :
Ce qui veut dire que l’amende est, au maximum, de 1 500 euros
lorsque les poursuites sont engagées à l’encontre
du dirigeant et de 7 500 euros lorsqu’elles sont engagées
à l’encontre de la société (ces montants
peuvent être doublés en cas de récidive).
3- Le
dirigeant peut-il invoquer pour justifier la non publication « le
secret des affaires » ?
Le dirigeant ne peut pas justifier la non publication des comptes
annuels au motif de sauvegarder le secret des affaires de la
société. En effet, la cour de cassation dans un
arrêt en date du 28 janvier 2009, vient de rappeler que ce motif
est inopérant.
4-
Quels sont les autres risques ?
De plus, le non dépôt des comptes présentes
d’autres risques :
le président du tribunal de commerce peut (soit de
lui-même soit à la demande de tout
intéressé) exiger le dépôt des comptes
annuels en fixant une astreinte élevée ou désigner
un mandataire pour aller chercher les comptes et les déposer aux
greffes.
Référence :
Arrêt de la Cour de cassation, chambre criminelle, du 28 janvier
2009 n°08-80884
social
Dénoncer un usage
1- Le
principe :
L’employeur peut revenir sur un usage à condition :
- d’observer un délai de préavis
suffisant pour permettre des négociations
- informer les représentants du personnel
- informer chaque salarié concerné
2- Si
les salariés ne sont pas informés individuellement ?
La Cour de cassation dans un arrêt en date du 25 février
2009 rappelle que si l’employeur n’informe pas
individuellement les salariés de la modification d’un
usage, il ne pourra pas ensuite, leur opposer cette modification.
Référence :
Arrêt Cour de cassation, chambre sociale, 25 février 2009,
n°07-45 447)
Non respect de l’emploi de
travailleurs handicapés : attention aux pénalités
Si l’employeur n’a aucun travailleur handicapé ou
n’a conclu aucun contrat de fourniture, de sous-traitance ou de
prestation de service avec des entreprises adaptées ou des
centres de distribution de travail à domicile ou encore des
établissements d’aide par le travail, il sera redevable
d’une contribution annuelle égale à 1500 fois le
SMIC horaire quelque soit le nombre de salariés dans
l’entreprise majorée de 25% et ce dés 2010 au titre
de la contribution de 2009.
Ce qui aboutira à des montants considérables pour les
entreprises concernées par ces dispositions.
Vous pouvez, pour avoir plus d’informations sur ce point
- Consulter
notre note d’information
http://www.alsaeco.com/publicmedia/pdf/TRAVAILLEURS_HANDICAPES___OBLIGATION_D_EMPLOI.pdf
- Consulter le
site du ministère du travail.
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/travailleurs-handicapes/obligation-emploi-faveur-travailleurs-handicapes.html
Chômage partiel :
précisions administratives
L’administration vient de faire le point dans une instruction en
date du 25 mars 2009 sur la mise en œuvre du chômage
partiel.
Elle précise les conditions d’utilisation du chômage
partiel, elle répond aux questions techniques concernant le
caractère temporaire des difficultés économiques,
l’articulation entre chômage partiel et formation, les
salariés en forfait jours annuel, le cumul d’emplois
pendant une période de chômage partiel,
l’articulation chômage partiel et suppression
d’emplois, le recours au chômage partiel dans les
entreprises de travail temporaire et le remboursement mensuel dans le
cadre de la modulation du temps de travail.
Référence :
Instruction DGEFP 2009-7 du 25 mars 2009
Réunions
d'Info
Tous
à vos agendas …réunions à ne pas manquer !
Réunion
d’information sur la médiation et l’arbitrage
Le 25 juin 2009 à 17 heures 30 (d’une durée
d’environ deux heures) dans les locaux de la CCI de Strasbourg et
du Bas-Rhin en présence de Me François RUHLMANN, avocat
et Monsieur Pierre HENNER, expert consultant et membre de la chambre
nationale des conseils experts financiers de Paris.
Renseignements et inscription préalable auprès du
secrétariat juridique par téléphone au 03 88 75 25
24 ou par mail juridique@strasbourg.cci.fr
Chiffres du mois
•
Indice trimestriel du
coût de la construction du 4e trimestre 2008 : 1 523
Variation sur 1 an : + 3,32 %
•
Indice trimestriel des loyers
commerciaux 4e trim 2008
: 103,01
Variation sur 1 an : + 4,16 %
•
Indice de
référence des loyers
du 1er trimestre 2009 : 117,70
Variation sur
1 an +2,24 %
• Taux
d’intérêt légal
pour l’année 2009 : 3,79%
• Indice des prix à
la consommation
(indice national -ensemble des ménages)
avril 2009
: 119,25
• Plafond mensuel de la
Séc. Soc. pour
2009 : 2
859 €
•
Plafond
annuel pour 2009
: 34 308 €
• SMIC (depuis le
01.07.08)
Taux horaire
brut : 8,71 €
Taux mensuel
brut (pour 151,67 h) : 1 321,02 €
Les
Actualités Juridiques
ont vocation à être un aide-mémoire
juridique mensuel et à attirer votre attention sur les
informations juridiques significatives du mois
écoulé. Merci de nous faire part de vos
observations quant à ce support d’information
juridique.
Service Juridique «ACTUALITES JURIDIQUES» - Mai
2009
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